Toc toc c’est l’émotion !

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L’émotion est une porte

L’émotion n’est pas la fin  mais le début du chemin qui mène à soi. Quand je dis qu’elle est le début du chemin cela veut dire qu’elle est comme une porte qui mène à quelque chose de plus profond. Et rester devant la porte ou l’ouvrir sans la traverser n’est pas thérapeutique.

Lorsqu’une émotion est trop présente elle nous indique qu’un de nos besoins biologiques  n’est plus satisfait. C’est lui qui tente de se faire entendre par l’émotion. Les besoins biologiques sont les besoins des cellules et des organes. Ce sont eux qui dirigent l’être que nous sommes, ce sont eux que nous avons besoin d’écouter pour être en phase avec nous même.

Exprimer une émotion sans mettre de la conscience sur la raison qui nous empêche de satisfaire un besoin biologique et tout à fait possible avec un peu de pratique mais cela nous prive d’une précieuse information sur nous même. Tant que nous ne prenons pas conscience du problème derrière l’émotion, une part de nous ne grandi pas. Si nous n’accédons pas à la satisfaction du besoin c’est qu’une croyance nous en empêche. Peut être que pour y parvenir il va nous falloir affronter quelque chose qui nous fait peur.

Autrement dit, en libérant l’émotion sans avoir le sens de ce qui l’a déclenché au départ, nous n’apprenons rien, nous nous privons d’un enseignement important pour notre développement.

Le sens

Pour avoir le sens de ce qui s’exprime il est parfois nécessaire d’aller un peu plus loin que l’émotion. Je dis « parfois » parce que quelques fois le sens monte à la conscience en même temps que l’émotion.

Derrière l’émotion se trouvent des sensations corporelles qu’il va être nécessaire d’accueillir et de supporter pour un temps. Le temps d’accéder au ressenti. Et c’est rarement agréable.

Le ressenti quant à lui, est un instant figé dans le passé. Il porte la mémoire d’un évènement qui a été mal vécu. Et cet évènement a engendré une ou plusieurs croyances limitantes. Ce sont elles qui s’expriment et qui nous empêchent de satisfaire nos besoins aujourd’hui.

Par exemple:

Une jeune femme qui s’énerve chaque fois que sa mère vient lui rendre visite. Elle est irritée par la présence de sa mère dans son espace. Elle répond avec agressivité et parfois se met en colère. On pourrait alors lui dire d’exprimer cette colère mais est-ce que cela réglerait le problème?

Si l’on accueille l’émotion et que l’on va au delà, cette jeune femme pourrait connecter son ressenti et prendre conscience qu’elle se sent oppressée, étouffée par sa mère comme le jour où à 6 ans, sa mère l’a enfermé dans un placard. Elle s’est senti étouffée physiquement et a eu peur de mourir. Puis elle a oublié et depuis lorsque sa mère vient dans son espace, d’air, de liberté, elle se sent oppressée et elle réagit pas la colère. Elle a une croyance sur ce qui se passerait si elle disait à sa mère de la laisser respirer. C’est elle qu’il faut débusquer dans le ressenti.

Le sens de ce qui a été vécu se trouve dans le ressenti et c’est là que nous devons aller pour libérer se qui frappe à la porte de notre conscience. C’est lorsque nous libérons le ressenti que le sens apparaît, pas avant.

Mais le ressenti est fugace et instable et il est assez difficile d’y accéder et de le libérer sans aide extérieure. L’autre nous est donc indispensable pour nous y accompagner.

Quand il est exprimé la tension et la souffrance interne se libèrent. Quand il est exprimé, il y a quelque chose en nous qui change et qui ne sera plus jamais pareil.

Le piège

Le piège c’est le mental. Quand nous racontons une histoire, nous le faisons au passé. Il y a une certaine distance avec ce qui a été ressenti à l’origine du problème. Nous pouvons aussi penser l’émotion.  » Je pense que je suis triste  » par exemple. Tout cela ne nous permet pas d’aller mieux. Ce qui permettra le changement c’est d’aller dans le ressenti corporel.

Pour accéder au ressenti et éviter les pièges du mental nous pourrons nous appuyer sur des signes. L’émotion sera toujours présente et avec elle les sensations corporelles qu’il nous faudra traverser pour atteindre le ressenti.

Il ne peut y avoir d’évolution, de changement sans émotions, sensations et ressentis. Chercher à comprendre ne sert à rien. C’est verrouillant et bloquant. Cela ne permet pas d’aller mieux, bien au contraire. Pour aller mieux il y a une mécanique émotionnelle, une sensibilité qu’il nous faut relancer. Pour celui qui est trop sensible ce sera différent évidemment.

Le sens est dans le corps, dans les cellules et non dans le mental. Alors peut-être que si nous cherchons du sens dans notre vie, il est temps de regarder à l’intérieur, de regarder derrière la porte..

 

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États internes

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Le passé frappe à la porte

Selon ce que nous rencontrons comme situation dans notre vie, une histoire du passé s’active en nous. L’extérieur fait raisonner une structure psychique interne et tout le pack se met en route. Traumatismes refoulés, souvenirs personnels, mémoires généalogiques, émotions, ressentis et comportements s’activent pour nous permettre de répondre à la situation qui se présente à nous. C’est une solution parfaite d’adaptation face à une situation mais avec un détail de taille tout de même, c’est que ce Mind-set est adapté à un passé qui n’existe plus. C’est à dire que c’était une solution parfaite d’adaptation au moment du traumatisme, du choc émotionnel et qu’au moment présent il n’est peut être plus aussi adapté que cela.

Il y a énormément d’histoires de plus ou moins grandes importances émotionnelles en nous et avec différentes couleurs émotionnelles. Certaines sont empreintes de peur, de colère, de tristesse et d’autres de joie. Si les histoires émotionnelles sont nombreuses, il y en a cependant une ou deux qui dominent, qui occupent le devant de la scène. Ce sont elles qui génèrent la plupart des grandes difficultés de nos vies.

Sans nous en apercevoir nous passons notre temps à passer d’un état interne à l’autre

Par exemple je me réveille et le soleil brille et cela éveille en moi un souvenir heureux de ma jeunesse où je me réveillais chez mes grands parents un beau matin d’été. Je commence alors ma journée avec cet état interne, puis je vais rencontrer quelqu’un qui va me parler de sa mère malade et je vais l’écouter. Petit à petit, le récit de son histoire va réveiller en moi une histoire personnelle ou la maladie est présente et je vais me sentir mal.

La différence n’est qu’un changement d’état interne et la bonne nouvelle c’est que lorsque nous les voyons s’activer, nous pouvons les changer. Il n’y a absolument rien à guérir mais simplement à changer d’état.  » Simplement  » n’est peut être pas approprié car en réalité ce n’est pas si simple.

La souffrance naît lorsque nous n’avons aucune distance avec l’histoire, lorsque nous sommes identifié à elle. C’est comme une hypnose de laquelle il nous faut sortir pour pouvoir changer d’état. L’être éveillé est un être qui voit ses histoires internes s’activer et avec elles les émotions et les ressentis. Il est capable de voir cela et d’exprimer, de libérer la charge émotionnelle ainsi générée. Il n’est plus  dirigé par son intérieur. Chaque fois qu’une histoire se met en route, il s’éveille. L’éveil est un processus actif de chaque instant et non quelque chose que l’on fait une fois dans sa vie.

Celui qui observe l’intérieur réagir à l’extérieur peut changer d’histoire, de partition à volonté. En ce sens il est maître de son instrument. Mais celui qui ne voit pas les partitions ou qui fuit la musique qui est jouée pour se réfugier dans des constructions mentales, des rêves ou des utopies ne peut pas connaître la paix intérieure.

Aucun terre d’asile ne sera jamais assez loin pour pouvoir échapper à la réalité du monde. Accepter ce qui en nous s’active et le laisser s’exprimer est la clef qui permet de retrouver la paix intérieure..

Celui-qui-parle

L’histoire émotionnelle

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Ce que tu vis dans ta vie représente ce qu’il y a à l’intérieur de toi.

Cela veut dire que de manière totalement inconsciente nous mettons en place des conditions de vie qui nous raconte une ou plusieurs histoires de notre passé. Ce que nous vivons aujourd’hui est la métaphore de ce qui a été vécu jadis.

Ce qui se passe dans notre vie actuelle est le reflet de ce qui s’est passé dans notre enfance ou dans nos histoires généalogiques. Et cela c’est cristallisé sous forme de structures psychiques, d’histoires émotionnelles ! Ces histoires se sont structurées sur des croyances qui se sont empilées et confirmées au fil du temps et des expériences.

Par exemple un grand-père orphelin qui à été abandonné à la naissance par sa mère, pourra engendrer un rail familial abandonnique et donner un petit fils qui a peur d’être abandonné par les femmes et dont le symptôme est une obésité liée à une peur de mourir de faim.

Ces croyances sont vivantes et sont reliées à des cellules biologiques. Observez ce qu’il se passe lorsque nous nous faisons masser. Le corps est touché et des émotions apparaissent. Tout est connecté, rien n’est séparé. Ces croyances refusent de mourir parce qu’elles sont vivantes et qu’elles se battent pour leur survie. Et au plus l’histoire émotionnelle à été dramatique émotionnellement, au plus les croyances qu’elle a engendré sont tenaces. C’est une solution psychique et biologique au maintien de l’équilibre de l’ensemble de l’organisme. De plus ces structures nous permettent d’adopter des comportements qui à leur tour nous permettent de satisfaire nos besoins biologiques. Donc lorsque nous voulons changer nos conditions de vie, nos croyances et nos comportements il est important d’avoir à la conscience que c’est à la satisfaction des besoins que l’on touche.

Changer l’histoire est difficile ! Par contre nous pouvons la faire évoluer. Exprimer une grande partie de la souffrance qui lui est attachée, identifier les croyances limitantes qu’elle a engendrée, prendre conscience qu’elles ne sont plus au goût du jour et en changer certaines pour de nouvelles. Tout cela est permis par l’inconscient.

Je vais maintenant vous offrir une autre perspective.

Imaginons que ces histoires malgré la souffrance qu’elles véhiculent soient le lieu de vos apprentissages, le lieu où vous pouvez développer des qualités, des compétences non acquises par vos prédécesseurs (votre famille). Quelles seraient ces compétences et qu’en feriez vous ?

Peut-être que le sens de tout ceci ne serait pas très loin…

Celui-qui-parle