Faux prophètes

ce634ff89adee19ce9871095857ded98

Ami,

il n’y a pas de vérité qui surpasse les autres, ni de vérité tout court d’ailleurs.

Il y a des croyances !

Je sais qu’une telle affirmation peut étonner, voire même rebuter mais laisse moi t’expliquer le fond de celle-ci.

En tant qu’être humain nous avons besoin de nous représenter le monde, la vie et l’univers pour pouvoir nous exprimer et communiquer mais aussi pour pouvoir nous rassurer et nous stabiliser. Le langage s’appuie sur des représentations, des symboles et c’est la fonction du cortex d’imaginer un monde, d’imaginer une cohérence à ce qui est vécu intérieurement. Cela oriente l’évolution. C’est quelque chose de fonctionnel pour le corps humain.

Mais certains d’entre nous vont se servir de ces représentations du monde érigées en vérités, pour avoir du pouvoir sur les autres. C’est facile à repérer. Lorsque l’homme a besoin d’affirmer une vérité il fait intervenir une aide extérieure. Dieu, les extra terrestres, les anges, la création..

« Écoute, voici ce qu’est l’univers, il fonctionne comme ceci, tu peux y croire !»

Peut importe le domaine, qu’il soit religieux, ésotérique, scientifique, énergétique, biologique ou thérapeutique. Ce qui est représenté n’est pas la vérité mais un modèle qui sert à se représenter le monde. C’est quelque chose qui fait partie des fonctionnements de l’être humain. C’est une fonction biologique que d’imaginer un monde et de croire qu’il est vrai. Même ce que je te dis actuellement est à remettre en cause. C’est important pour celui qui vise l’autonomie et la responsabilité personnelle.

Le propos n’est pas, de ne pas croire ou de ne pas adhérer à tel ou tel modèle mais de prendre conscience que toutes les vérités que l’homme peut imaginer sont des modèles.

Le modèle biologique est celui que j’ai choisi pour représenter le monde et m’adresser à toi, ami. Il n’est pas la vérité. Le propos c’est d’être honnête et en paix avec soi.

« Est ce que le modèle auquel j’adhère me convient et me permet de satisfaire mes besoins ? Est ce qu’il me rassure ? Est ce qu’il me permet de m’exprimer profondément ? Est ce qu’il me responsabilise ? »

C’est le genre de questions qui peuvent être posées pour éviter de se faire croire et éviter de suivre des faux prophètes. Il n’y a pas un maître, un guide, un thérapeute qui détient la vérité mais des hommes qui incarnent des fonctions et qui proposent des modèles dans lesquels nous pouvons grandir. Tant que nous les mettons sur un piédestal nous sommes des enfants. Le thérapeute, le maître, le guide est notre égal. Considérons le comme tel. Il ne possède rien de plus que nous avons. Il maîtrise son modèle voilà tout. Aucun modèles ne s’opposent, ils sont tous vrais et faux à la fois.

Alors ami, choisissons notre modèle et communiquons..

 

 

 

Publicités

La chemin du pratiquant..

5c6b2e983c6bcf69fe92b096c2824374

Ami, cette fois je te parle comme à un frère et je te pose une question.

Peut on extraire ce qui nous arrange d’une tradition religieuse sans nous engager, sans pratiquer quoi que ce soit et nous l’approprier comme si nous l’avions vécu ?

J’ai un peu l’impression que c’est ce que nous faisons aujourd’hui toi et moi avec la spiritualité. C’est un peu comme faire ses courses. Un peu de Bouddhisme, un peu de soufisme, un peu de catholicisme, un peu de chamanisme, un peu de Karma par ici, un peu d’âme par là, un peu d’amour par ici, un peu de lumière.

Mais qui sait ce qu’est le karma, à part un truc qui nous revient en plein visage? Qui peut réellement le percevoir?

Les pratiquants des religions en question peut-être..

Je ne suis pas en train de te dire qu’il nous faut nous engager dans une tradition pour être spirituel mais que ce qui semble être un point commun à toutes ces traditions religieuses c’est leurs pratiques. Des pratiques contraignantes, rigoureuses et qui par l’assiduité du pratiquant permettent à celui ci de recevoir l’enseignement.

Et toi et moi avons nous la prétention d’être de fervents pratiquants?

Apparemment oui car nous empruntons à toutes ces religions leurs plus belles croyances, leurs plus beaux enseignements. Et en faisant cela nous arborons l’essence, le miel de ce qu’ont découvert ces pratiquants dans ce qu’il y a de plus beau. Mais ce qu’ils ont découvert ne se trouve pas dans les mots.

En utilisant la conclusion de leur chemin, nous détruisons un peu le sens de ce que ces gens ont vécu et découvert, au lieu de leur faire honneur comme nous croyons inconsciemment le faire.

Et si nous nous mentions?  Et nous entretenions ce mensonge chaque fois que nous citons quelqu’un, chaque fois que nous employons des mots et des paroles qui ne sont pas  les nôtre? C’est comme si nous arborions une médaille sans avoir fait la course.

Et avec cette médaille nous donnons des leçons, beaucoup de leçons. Mais en réalité nous sommes des menteurs. Et c’est à nous que nous mentons. Que nous resterai t’il si nous rendions toutes ces belles paroles à qui elles appartiennent ? Et elles appartiennent aux religions. Et si c’est le cas alors nous, nous sommes des usurpateurs, des voleurs, des colonialistes. Nous prenons encore une fois ce qui ne nous appartient pas, ce que l’on a pas mérité et nous nous l’approprions.

Les vérités, les croyances des autres..

Je sais que la vérité n’appartient à personne. Et c’est tant mieux car la vérité d’un autre est peut être un poison et un mensonge pour nous car les arborer nous empêche de prendre le chemin. Mais c’est tellement tentant de nous en servir. Tous ces enseignements ont fait de leurs pratiquants des personnes apaisées et compatissantes et reconnues pour cela. Et nous nous voulons être comme elles. Alors parfois nous succombons à la tentation.

Mais nous n’en sommes pas là. Nous n’avons même pas commencé à grimper. Nous croyons pouvoir acquérir l’amour, la paix, la compassion en les arborant comme des marques de prestige, en les distribuant comme des paquets de bombons à des enfants malades. Mais les enfants c’est nous. Et lorsque nous accepterons de tout remettre en cause, tout ce que nous savons, tout ce qui nous rassure, l’amour, dieu, l’âme, la lumière, alors peut être que l’égo tombera et on commencera à grimper.

Alors dis moi ami, est-ce qu’on continu a faire semblant ou est ce qu’on s’y met et on oubli ce qui ne nous appartient pas ?

Peut être pourrons nous faire quelque belle découverte ensemble..

Une réalité

7617cc8cd1f6c3daac0b5361b35b0cc6

Tout est réel mais pas pour tout le monde

Ce qui est réel pour un ne l’est pas toujours pour un autre.
Il y a celui qui perçoit et qui a une expérience directe avec quelque chose et il y a celui qui y croit sans la percevoir. Celui qui perçoit vit sa réalité, celui qui y croit se raconte une histoire.

La réalité est étroitement liée aux capacités, au faire. Et si certaines personnes ont des aptitudes particulières et des perceptions extra sensorielles comme les voyants, les guérisseurs, les chamans, les magnétiseurs, les prophètes, pour le commun des mortels ces facultés ne sont pas leur réalité. Ils tentent alors d’y adhérer et cela fait d’eux des croyants.

Le croyant y croit parce que celui qui vit sa réalité lui a raconté ou parce que d’autres personnes ont vanté les mérites de cet homme incroyable. Cela donne de l’espoir au croyant, l’espoir d’être sauvé, d’être libéré de sa souffrance et parfois d’être comme l’autre, honoré, aimé et plébiscité pour ces incroyables pouvoirs. Alors il décide de suivre ce chemin sans voir qu’il fait peut être fausse route. Car ce n’est pas son chemin mais celui d’un autre qu’il suit, espérant ainsi vivre et jouir d’une réalité qui n’est pas la sienne.

Et pourquoi fait-il cela?

Peut-être à t’il peur de suivre son propre chemin..

Celui qui vit sa réalité est peut être perçu par le croyant comme un exemple et cela le rassure d’être auprès de celui qui a des dons extraordinaires. Peut être espère t’il les acquérir à son tour, mais si ce n’est pas une réalité pour lui maintenant il est possible que ça ne le soit jamais. Ce qui est dommage c’est qu’en faisant cela il se prive de ses propres aptitudes, de ses propres qualités, de son propre chemin d’évolution. En faisant cela il nie sa réalité.

Heureusement pour lui, lorsqu’il s’éloigne trop de sa réalité son corps le rappelle à l’ordre et il voit apparaître alors des manifestations salvatrices de cet égarement. Il est malade, déprimé, angoissé, malheureux, perdu, il souffre, il a peur et rejette tout ce qui remet en cause ses croyances. Mais au lieu d’accepter cette souffrance qui pourrait lui permettre de grandir, il s’accroche à ses croyances comme un enfant aux jupes de sa mère en se les répétant sans cesse pour essayer d’en faire une réalité, sa réalité.

Mais il se ment..

Et au fond de lui il le sait très bien. Il a conscience qu’il se nie et se rejette. Il n’y a aucun amour là dedans, juste de la peur.

Humilité

7e873b23f16d41629ff1136870ec375d

L’homme est humble, il s’est éveillé !

Depuis qu’il a récupéré son pouvoir personnel, il influence le monde par sa pensée créatrice, il choisi, il quo-crée avec l’univers. Il est tellement sûr d’être créateur qu’il a même l’humilité de penser qu’il peut à grand coup d’amour effacer la violence qui l’habite, qu’il peut changer les lois de la biologie par sa volonté. Et si ce n’était que se changer lui-même cela irait encore. Mais non lui il a l’humilité de vouloir changer le monde.

Satan’é volonté qui force la non acceptation de ce qui est !

Satan’é volonté qui force à fuir la réalité de ce qui est !

Alors changer le monde ou aller voir la coupe du monde qu’est ce que cela change vu que l’homme est inconscient des raisons qui le poussent à agir.

L’homme est humble, il s’est éveillé !

Aucune action n’a le pouvoir de changer quoi que ce soit tant que le sens qui l’anime demeure inconscient.

Alors l’amour c’est bien beau mais que se passe t-il lorsqu’il n’est plus là ? Que se passe t-il pour nous, pour toi, pour moi ? C’est dans son absence que se cache le véritable sens de ce qui nous anime. Et on donne un sens à l’extérieur par rapport à ce que l’on reconnaît ou qui nous manque.

On est à peu près tous d’accord que l’égo engendre de la souffrance mais sans voir qu’il engendre aussi le plaisir. Et bien souvent on confond l’amour, la joie et le plaisir.

On ne voit qu’une seule face de la pièce.

Ce qui est, est !

La non acceptation de ce qui est, est égo.

Il n’y a peut être rien que l’homme puisse faire sinon accepter que les choses soient comme elles sont et que la création s’est très bien passé de lui jusqu’à maintenant..

L’humilité est peut être à ce prix..

Quel est le message?

0e307d92ed53628e36c6926731bf1b5f

Réflexion:

La communication c’est de corps à corps et non de mental à mental.

Lorsqu’on donne son avis ou son opinion, on ne communique rien si la conscience n’est pas dans le corps.

Lorsqu’on parle ou qu’on écoute, on ne communique rien si la conscience n’est pas dans le corps.

En revanche, lorsqu’on s’exprime à partir d’un endroit précis dans le corps, un intérieur est transmit, quelque chose s’exprime et on communique enfin.

De même lorsqu’on reçoit l’information qui vient de l’extérieur, de l’autre et que l’on prend le temps d’observer ce qu’elle fait vibrer dans le corps, l’information est reçue, elle est reconnue, on communique.

Le reste n’est qu’une croyance, une idée de ce qu’est la communication.

C’est le mental qui à reprit le contrôle!

Surgit alors une autre question:

« QUI est ce ON qui communique? »

L’absence de l’être

91b0b87af5c45dae93b37f8ef8e760b1

Quand l’être est absent le mental est perdu

Communiquer n’est pas parler !

Parler et communiquer sont deux choses différentes. Lorsque on parle sans connaître la raison pour laquelle on le fait, on ne communique pas vraiment, on fait simplement du bruit.

Il est très important de réaliser que les mots que nous prononçons parlent de notre monde intérieur. Et tant que nous ne faisons pas le lien entre les mots que l’on met à l’extérieur et leur origine dans le corps nous sommes inconscient de ce qui s’exprime.

Réfléchissons y un instant et posons nous la question.

« Quand je parle, pourquoi je parle ?»

Cette question peut paraître étrange à première vue mais avons nous conscience de ce qui motive notre discours au moment où il s’active ?

Les mots sont les messagers d’un corps qui cherche à se dire. Alors si ils ne sont pas connectés a l’émetteur du message ils sont comme des réfugiés, des exilés qui auraient perdu contact avec leur terre natale.

Le mental est un exilé et l’être sa terre natale.

Alors quel est le sens de ce qui s’exprime ?

Cela dépend de l’histoire qui s’active et s’exprime.

Le sens est à l’origine de l’histoire mais il nous est caché. Il est passé dans l’inconscient parce que générateur d’une souffrance trop importante et dangereuse pour notre santé psychique. Progressivement en grandissant nous érodons cette souffrance et puis un jour nous prenons conscience de l’histoire. C’est un lent processus de maturation qui aboutit à l’acquisition des ressources et compétences qui faisaient défaut jadis au porteur de l’histoire.

L’origine est parfois difficile d’accès et il peut y avoir des verrous de sécurité. C’est à dire qu’avant d’accéder au sens de l’histoire, il y aura une maturité et une stabilité psychique à acquérir avant. En moyenne il nous faudra avoir acquis des repères stables, un ancrage suffisant et une bonne représentation de notre identité.

Pour vous donner un exemple sur le sens, prenons un artiste:

L’artiste est sensible, émotionnel, il est connecté à son intérieur, à ses ressentis. Et à partir de son intérieur il agit sur la matière, il transforme une histoire, un drame, un traumatisme, en une œuvre qui sera chargée de sens. Lorsqu’il a suffisamment usé l’histoire, il prend conscience de quelque chose et c’est terminé. Le sens a été exprimé. Pourquoi croyez vous que l’art nous touche tant ? Peut-être parce que notre inconscient perçoit le sens de l’œuvre et si nous avons une histoire similaire dans notre psychisme, celle ci se met à vibrer. C’est pareil pour notre travail, nos passions. Tout ceci exprime un sens.

Le réveil de l’histoire

Nos conditions de vie et les évènements de la vie quotidienne activent différentes histoires émotionnelles, différents sens. L’absence de l’être, c’est la non connexion avec notre intérieur et nos ressentis. Cela laisse la place au hasard.  Pour faire simple tant que nous ne prenons pas conscience des histoires qui s’activent nous sommes soumis aux caprices du climat. Nous sommes seulement en réaction à un extérieur et nous ne sommes pas le maître bord. Nous sommes agit par un invisible. Le résultat est que nos états internes et notre santé dépendent des situations que nous rencontrons dans notre quotidiens.

Il fait soleil je suis bien ! Il pleut je déprime !  C’est exagéré mais vous comprendrez l’idée.

On pourrait presque dire que nous sommes vécus par la vie.

Prendre conscience à chaque instant de ce qui nous anime est un véritable pas vers la connaissance de soi..

 Celui-qui-parle

 

 

 

L’autre c’est toi..

1f994906da171013028214e2952c2aa1

Le jugement

Ami, quand tu juges l’autre c’est toi qui souffre, pas lui.

Je sais que ce n’est pas évident mais si tu observes attentivement tu pourra t’apercevoir que c’est en toi que se trouve la douleur de ce qu’il te rappelle. Peut-être que son attitude ou ses comportements te déplaisent, peut-être encore que c’est physique.

Mais pose-toi la question:

Qu’est ce qui ne me plaît pas chez lui ? Et qu’est ce que ma famille et mes amis penseraient de moi si j’étais comme lui ?

Parce que c’est cela que tu juges ! Toi si tu étais comme lui..

Alors pour ne pas voir ta vérité intérieure, tu le montres du doigt, comme pour bien te rappeler de ce qu’il ne te faut surtout pas être. Mais celui que tu vois ami, c’est toi ! Le toi qui a été rejeté, écrasé, déformé par l’éducation. Le toi que l’on t’a apprit à détester. L’enfant parfait que tu étais en venant au monde. Et cet enfant là, fragile et innocent n’a pas eu d’autre choix que de céder au chantage de ses parents.


Le chantage à l’amour!


C’est celui que l’on utilise pour faire obéir les enfants. Celui qui laisse croire à l’enfant que c’est de sa faute si son père ou sa mère est en colère ou malheureux.  Celui qui lui laisse croire qu’il n’est pas le bon garçon, la bonne fille, qu’il ou elle n’est pas gentil ou qu’il n’est pas ce que l’on attend de lui.

Alors l’enfant finit par croire qu’il fait du mal à ses parents. Puis il se sent coupable et parfois honteux et au bout d’un certain temps il met de coté ce qui risquait de lui faire perdre cet amour. Des bouts de lui, des parties de son être que ses parents et la société n’aimaient pas. Et il se nie ! C’est cet enfant là que tu vois chez l’autre quand tu le juges. Mais au final c’est toi qui souffres. C’est en toi que cela se passe.

Mais aujourd’hui ami que tu es grand, pourquoi n’arrêtes tu pas de te faire du mal ? Pourquoi entretiens tu cela ?

Peut-être est il temps de retrouver cet autre toi, celui que tu vois chez l’autre et d’aimer l’étranger que tu es devenu..